Ce qui fait l’éternité de la vie, c’est qu’elle est donnée

Jean X, 22-30

 » Moi, je leur donne une vie éternelle … Mon Père, ce qu’Il m’a donné, Lui, est plus grand que tout.  »

La vie dure un certain temps. Elle a commencé et elle finit. Ainsi entendue, la vie permet d’écrire et de lire des biographies. Elle intègre à elle-même la mort.

La vie s’entend encore en un autre sens. Lorsque nous disons de quelqu’un qu’il est vivant, nous voulons dire alors qu’il a de l’énergie, de la force, de l’allant, de la puissance. Ici, la vie ne connaît pas la mort, elle ne se définit pas par rapport à elle.

Cette seconde façon de comprendre la vie nous prépare à saisir la déclaration que fait Jésus quand il dit :  » Moi, je leur donne une vie éternelle…  »

Pressons cette affirmation. Ce qui fait l’éternité de cette vie, c’est qu’elle est donnée. Elle n’est pas déjà possédée. Elle n’est pas non plus acquise, obtenue, comme la récompense d’un effort. Littéralement, dans la simple profondeur de ces mots, puisqu’elle est donnée, elle ne peut être que reçue, accueillie – ou refusée.

Or, ce don, quand nous acceptons d’en être gratifiés, en révèle lui-même un autre. Car le don de vivre, que nous recevons de quelqu’un, fait être aussi celui qui nous l’accorde, parce qu’il est lui-même le fruit d’un don. En donnant sans compter, généreusement, il donne ce qu’il est, ce qu’il a reçu d’être, il donne la vie éternelle, et celle-ci n’est la sienne que de lui être sans cesse donnée. La main qui nous donne est indissolublement unie à la main d’un autre, à celle du Père, qui éternellement donne.

 » Nul ne les ravira à ma main, dit Jésus. Mon Père, ce qu’Il a donné, Lui, est plus fort que tout, et personne ne peut ravir de la main du Père. Moi et le Père, nous sommes un.  »

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